Objectifs et contenus

Le but de l’enseignement du français dans les sections de techniciens supérieurs est de donner aux étudiants la culture générale dont ils auront besoin dans leur vie professionnelle et dans leur vie de citoyen et de les rendre aptes à une communication efficace à l’oral et à l’écrit.

Culture générale

La culture générale est développée par la lecture de tout type de textes et de documents (presse, essais, œuvres littéraires, documents iconographiques, films) en relation avec les questions d’actualité rencontrées dans les médias, les productions artistiques, les lieux de débat.
En première année, le choix des thèmes de réflexion, des textes et documents d’étude est laissé à l’initiative du professeur qui s’inspire des principes suivants : 
- créer une culture commune chez des étudiants arrivant d’horizons scolaires variés ; 
- développer la curiosité des étudiants dans le sens d’une culture générale ouverte sur les problèmes du monde contemporain (questions de société, de politique, d’éthique, d’esthétique) ; 
- développer le sens de la réflexion (précision des informations et des arguments, respect de la pensée d’autrui, formation à l’expression d’un jugement personnel) en proposant des textes et documents de qualité en accord avec les compétences de lecture du public concerné.
En deuxième année, deux thèmes sont étudiés. Ces thèmes, dont l’un est renouvelé chaque année, font l’objet d’une publication au B.O. Cette publication précise un intitulé, une problématique et des indications bibliographiques qui orientent et délimitent la problématique de chaque thème.



Que représentent un sujet ou une personne retirés du commerce des hommes ? Un homme seul est-il uniquement isolé ? N'est-il pas avec autrui, considéré alors comme absent ? Être seul, est-ce une suppression d'autrui ou modalité du rapport à autrui ou à une réalité supérieure ? Et si être seul signifiait aussi une possibilité d’attention et une qua­lité inédite de signification humaine et de sens ? La réponse à cette question nous fait gagner une compréhension nouvelle de notre être-dans-le-monde et de notre condition existentielle.

Introduction

À la fin du Misanthrope, Alceste proclame sa rupture avec le monde et les femmes. Quand Célimène est confrontée à ses propres lettres, où elle se raille de tous, Alceste exige d’elle qu’elle renonce au monde. Alors le héros quasi « romantique » annonce qu’il fera retraite dans un désert :

« Trahi de toutes parts, accablé d’injustices,/ Je vais sortir d’un gouffre où triomphent les vices,/ Et chercher sur la terre un endroit écarté/ Où être homme d’honneur on ait la liberté. » (MOLIÈRE, Le Misanthrope, acte V)

Qu’est-ce qu’un homme seul ? Alceste sera-t-il un homme seul s’il fuit dans un « désert » ? Avec Alceste nous pénétrons dans le théâtre de la solitude. Essayons, à partir d’une situation précise (la fuite à la campagne), de mieux comprendre notre intitulé. Alceste veut se retirer du commerce des hommes. Que représentent un sujet ou une personne retirés de ce commerce ? Tel est le sens de l’intitulé du sujet, dont le propos est définitionnel, puisqu’il vise à fournir une défini­tion de la personne séparée de l’autre.

Qu’est-ce qu’un homme seul ? Est-il isolé ou expérimente-t-il la dimension d’autrui, au sein de son absence ? N’est-ce point une modalité du rapport à au­trui que la solitude ? Et si être seul impliquait une possibilité supérieure d’at­tention et un noyau inédit de sens ? Tel est le problème soulevé par le sujet, dont l’enjeu est évident, puisqu’il nous fait gagner une compréhension nou­velle de la condition humaine.



Seuls avec tous : thème 2019 Qu'est-ce qu'un homme seul avec tous ? L’individu contemporain   Synthèse de documents et écriture personnelle Culture générale et expression

 

Vous avez dit "seuls avec tous" ?

L'intitulé du thème renferme un paradoxe puisqu'il implique simultanément l'idée de solitude (seul) et de compagnie (avec tous). Tout d'abord, cette formule fait écho à l'expression courante "seul contre tous", consacrée par la littérature et le cinéma", et qui renvoie à un rapport conflictuel entre l'individu et la société. Le sens de cette dernière formule est ici inversé grâce au remplacement de la préposition "contre" par "avec". L'intitulé "seul avec tous", pourrait alors signifier le fait d'exister à la fois comme individu singulier et indépendant tout en étant immergé au milieu de semblables avec lesquels on échange des informations, des biens et des services. Ce serait donc exister indépendamment comme être autonome et séparé des autres, sans être toutefois complètement isolé d'eux. Mais "être avec tous" doit-il être compris comme le simple fait d'"être ensemble" tout en étant solitaire ou signifier une présence attentive et solidaire à autrui ? Être ensemble, pourrait signifier simplement se trouver à plusieurs au même endroit, en même temps, comme les passagers d'une rame de métro entre deux stations , mais ce serait négliger le rôle que joue la préposition "avec" dans l'intitulé du thème. Si les deux grands pôles de la formule sont clairement opposés (individualité, solitude/ collectivité, compagnie), la préposition "avec" permet de jeter un pont entre ces deux entités.



Le sens de l'individualité en général se sépare en deux faces: est [...] la liberté, la responsabilité de soi qui reviennent à l'homme dans un environnement social large et animé [...].Mais l'autre sens de l'individualité est le sens qualitatif: l'individu se distingue  des  autres  individus,  son  être  et  son  agir  [...] n'appartiennent qu'à lui seul et cette altérité a un sens et une valeur positifs pour sa vie. » Georg Simmel, «L'élargissement du groupe et le développement de l'individualité »dans Sociologie, Paris, PUF, 1999.

I- Qu'est ce que l'individualisme? 

Les sociétés occidentales se présentent généralement comme des sociétés individualistes. L’individu tend ainsi à être sacralisé et être érigé en valeur en lui-même : le droit à la vie privée, à l’épanouissement personnel, au bonheur, finissent par devenir des exigences communes de chacun. L’individualisme -entendu à la fois comme processus historique d’individuation et processus justifiant cette évolution – avait été constaté comme une tendance inexorable et une perspective riche de promesses comme de menaces, par les premiers sociologues, au cours du XIXe siècle. La société moderne, qui émerge avec les révolutions industrielles, peut être légitimement désignée comme une société composée d’individus. Comment apprécier, depuis lors les conséquences produites par l’individualisme moderne ? L’individualisme est-il une chance ? Correspond-il à une capacité d’émancipation du sujet, désormais libre de s’assigner ses propres objectifs, sans dépendre de la tutelle de son entourage ? A l’inverse, ne pourrait-il pas être envisagé comme un facteur d’isolement, d’anomie, aurait dit Durkheim, laissant aux prises de plus en plus souvent, l’individu avec lui-même, sans lui permettre de disposer de modèles, d’appuis dans sa réalisation de lui-même ?



Thème de culture générale et expression en deuxième année de BTS en vue de la session 2017: l'extraordinaire

Qu’est-ce que l’extraordinaire ?

Le mot extraordinaire selon Le Petit Robert vient du latin extraordinarius qui signifie « ce qui sort de l'ordre ». Ce qui est extraordinaire, c’est donc d’abord ce qui n’est pas ordinaire, selon l’ordre commun. On pourrait avancer comme synonymes plus ou moins exacts d’ « extraordinaire » les mots anormal, exceptionnel, inhabituel, inusité, voire insolite, rare, singulier ou unique. Ainsi, l’irruption de l’extraordinaire dans le quotidien, c’est le surgissement d’un événement exceptionnel, généralement inattendu et imprévu, voire étrange ou surnaturel. L'extraordinaire a « un véritable pouvoir de révélation », comme le rappellent les recommandations officielles car « Il fait surgir des réalités hors du commun ».



Le thème étudié en deuxième année du BTS en vue de l’épreuve de culture générale et expression pour la session 2018 est : 

 

« corps naturel, corps artificiel ».
Corps artificiel

Le corps constitue la partie matérielle de l’homme et des êtres animés en général. C’est une propriété      innée que nous avons à la naissance. Synonyme d’organisme, il s’oppose à l’esprit et à l’âme. Siège des  sentiments et des sensations, il est une source de plaisir comme de douleur. Le corps humain n’est pas immuable, il se transforme tout le temps sous l’effet de facteurs internes ou externes : croissance, vieillissement, accident, maladie, sport, alimentation, etc.



Quatre-vingt-dix ans après l'émergence de la physique quantique, ses principes restent toujours aussi énigmatiques pour beaucoup. Cependant, si l'on perçoit l'importance de la découverte des neuropeptides, la compréhension du quantum est alors proche. Cette découverte est capitale car elle démontre que le corps est assez fluide pour s'harmoniser avec l'esprit. Grâce à des molécules messagères, des événements paraissant totalement étrangers l'un à l'autre - une pensée et une réaction physique par exemple - deviennent cohérents. Le neuropeptide n'est pas une pensée mais il évolue avec elle, jouant le rôle de point de transformation. Le quantum agit de même, si ce n'est que le corps en question est alors l'Univers ou la nature dans son ensemble.

Il est nécessaire d'étudier le quantum pour comprendre réellement comment l'esprit fonctionne autour du point pivot d'une molécule. Un neuropeptide naît au contact d'une pensée, mais d'où surgit-il ? La peur et l'agent neurochimique qui la matérialise sont d'une certaine manière mis en relation par un processus caché, qui donne lieu à la transformation de la non-matière en matière.



  Les candidats au diplôme du BTS passent deux épreuves relatives au cours de culture générale et expression. vous trouverez ci-dessous les objectifs de ces deux exercices et leur déroulement.

I. La synthèse de documents (Voir un exemple: ces objets qui nous envahissent

1. Intérêt et utilité du travail de synthèse

    Pour l'examen : cet intérêt est, à l'évidence, l'obtention d'une bonne note. Il faut cependant voir à plus long terme.

    Pour votre vie professionnelle :

Thème  de culture générale et expression du BTS pour la session 2017: 

L’identité individuelle se forme dans la mémoire. L’amnésie, ce n’est pas seulement la perte des souvenirs, c’est la perte de soi-même. Assumer ses propres souvenirs comme les siens, c’est très précisément ce qui définit l’identité. Avoir conscience du temps suppose en effet que les images que j’ai du passé soient bien les miennes, que je me reconnaisse comme "moi-même"  dans mes souvenirs d’enfant. Quel est alors le statut du souvenir? 



Texte 1 : L’objet qui envahit, Vance Packard

Je me demande parfois quels rêves peuvent troubler le sommeil de nos industriels et commerçants, hantés par le spectre de la surabondance et de la mévente. Je ne pense pas qu’ils croient pouvoir nous ensorceler avec des articles toujours plus irrésistibles. J’imagine plutôt qu’ils se réfugient dans un monde futur de leur invention, où il sera de nouveau facile de vendre et d’où la saturation sera bannie.

Ce monde sera semblable à la cité utopique de Pléthore, située à l’horizon de temps. Chaque printemps et chaque automne, on abattra les maisons de papier mâché pour les reconstruire aussitôt et s’épargner ainsi la fatigue de grands nettoyages. Les voitures seront faites d’une matière plastique légère et fragile qui se décompose après six mille kilomètres. On en fera l’échange standard tous les trimestres, au jour de l’an, à Pâques, au 14 juillet et à la Toussaint. Toute personne qui rapportera sa vieille voiture recevra en prime un bon du Trésor «Prospérité par l’expansion» de cent dollars. Il touchera une prime supplémentaire s’il rend quatre voitures par famille.

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